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Les dons de la nature
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Les
"chirons" (= granit) : un musée géologique

Le socle de Saint Pierre du Chemin n'est pas
hom ogène. La partie Est de son territoire repose sur les granits qui
sont, en fait, les restes de la chaîne hercyenne qui culminait à
plusieurs milliers de mètres d'altitude. L'érosion n'en a laissé que
des veines enfouies mais qui apparaissent souvent à l'air libre
rappelant les granits en boules du Sidobre. Mais ici, la langue
populaire les appelle «chirons». Un de ceux-ci supporte un superbe
calvaire lui-même en granit, au lieu-dit la Foy. Selon un géologue
vendéen, Mr Bresson, on peut observer sur ces chirons des cassures
qui ont une orientation significative. Elles font apparaître les
énormes pressions exercées par le plissement alpin d’abord, et
ensuite, le plissement pyrénéen. Un musée géologique, en somme

La pierre des
plochères : une énigme pour les géologues

Une dorsale
orientée Est-Ouest peut être observée sur une des
collines les plus hautes de la commune, allant,
approximativement de Montpinçon à la Chambaudière. Cette
dorsale est faite d'une roche très spécifique qui n'a
pas d'équivalent connu. C'est la fameuse "Pierre des Plochères". Roche à première
vue sédimentaire (elle en a la texture), elle a,
cependant, été "recuite " au contact des couches ignées
des profondeurs terrestres. Et les différentes oxydes
qui la composent lui ont donné toute une série de
teintes allant de l'ocre au bleu en passant par le gris
et le rose. Si le mystère de ses
origines laisse place à
la controverse, elle peut néanmoins être encore observée
et étudiée dans l'une des anciennes carrières sur
le site du "Moulin". On y admire les belles couches
géologiques, un miroir de failles et de parfaites
exemples d'oxydation.
L'interview d'un carrier
La pierre des Plochères est presque unique au monde. On
la trouve à Saint Pierre du Chemin. Elle peut être rose
ou grise. Quand on la touche, elle est lisse, douce,
mais si elle n'est pas polie, elle pique. Elle est
plutôt plate. La pierre des Plochères a été exploitée
dans plusieurs carrières. Aujourd'hui, celles-ci sont
toutes fermées.
De quoi est elle composée? On peut voir des paillettes
de mica noir et des cristaux blanchâtres ou rosés
qu'on appelle feldspath. C'est ce qu'on appelle un
gneiss. La Pierre des Plochères est donc un gneiss
talqueux car, quand on frotte dux pierres entre elles,
ça fait de la poudre comme du talc.
D'où vient cette pierre? Il y a 500 millions
d'années, un volcan a explosé et la cendre de volcan
s'est transformé en pierre au fil des siècles. Elle est
composée d'oxydes qui lui donnent cette couleur rose et
d'amiante qui la fait résister au feu; on dit que c'est
une pierre réfractaire parce qu'elle résiste au feu. Si
on la chauffe à plus de 1000 degrés, une couche de verre
se forme, épaisse comme le doigt.
Que faisait t'on avec cette pierre? Avec les petits
morceaux, on pouvait bâtir des murailles. Ceux de
moyenne dimension servaient à la construction des
maisons, corniches, entablements, jambages de portes,
encadrements de fenêtres, couverture pour les murs
d'appuis. Ceux de grande dimension servaient à faire des
fours à tuiles ou à chaux, des foyers de cheminées, des
escaliers, des puits. |
Haut
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patrimoine bâti
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L'Église

D’où que vienne le voyageur, il
aperçoit de loin la masse imposante de l’église. Trapue,
elle semble avoir épousé la silhouette des collines
granitiques. Sur l’emplacement d’un édifice roman dont
on n’a conservé aucune trace, la construction gothique
date du XVe siècle. De l’architecture primitive, seule
la façade est encore debout, la nef datant du XIXe. Le
portail, monument classé, présente un ensemble très
harmonieux. Les trois voussures encadrant la porte sont
surmontées de la statue de St Pierre, reconnaissable au
livre qu’il porte dans la main droite et aux clés dans
la main gauche. Il est abrité d’un dais de pierre très
ajo uré.
Sur les à-plats encadrant le portail, on observe
plusieurs blasons en damier qui représentent les armes
de la famille de Parthenay-L’Archevêque dont on peut
penser qu’elle fut un des bienfaiteurs. Au second niveau
s’ouvre un vitrail de style flamboyant, très élégant.
Couronnant le tout, en saillie, apparaît un ouvrage
défensif , un double moucharabieh, sorte de mâchicoulis,
qui pouvait servir à repousser d’éventuels assaillants.
Il faut dire que la construction est juste postérieure
au départ des occupants anglais, dont on avait tout lieu
de craindre le retour. Fort heureusement, ce reste de
fortification n’a jamais servi. La partie primitive est
très visible de l’intérieur : avec un solide pilier, des
voûtes classiques pour l’époque et le départ des arcs
d’une dissymétrie surprenante. Dans le baptistère un
beau Christ date du XVIIe siècle. La nef d’origine,
double, s’étant écroulée elle fut remplacée dans les
années 1880 par une nef unique. De grandes proportions
(plus de douze mètres de largeur) elle étonne par sa
majesté et sa clarté. Le vitrail illuminant le chœur
retrace comme il se doit les grandes pages de la vie du
premier apôtre. A mi-hauteur on lit, de gauche à droite,
l’appel du Christ «Tu vocaberis Cephas», la remise des
clés, et la rencontre sur le chemin de croix. En bas à
gauche, la pêche miraculeuse ; à droite Pierre libéré de
ses geôliers. Au centre une reproduction de la nef de
l’église dominée par l’apôtre tenant l’instrument de son
supplice et, à genoux, le prêtre cheville ouvrière de la
reconstruction, l’abbé Gandouin.
- Des reliques
populaires : St Valentin

Si le grand vitrail
est un des trésors de l’église, une châsse, malgré ses
dimensions modestes, est très visitée, et pour cause :
elle renferme les reliques de St Valentin. Celui-ci,
prêtre romain, vivait au IIIe siècle. Il avait eu le
mérite de rendre la vue à la fille d’un centurion,
laquelle avait trouvé grâce auprès d’un jeune patricien.
Valentin, mort martyr en 278, fut considéré très
rapidement comme le saint patron des amoureux. Et
l’Eglise prit soin de remplacer par sa fête, le 14
février, une autre fête, païenne celle-là. Tout
naturellement, de par le miracle qu’il avait opéré, et
sa fête coïncidant avec les premières amours des
oiseaux, le saint devint très populaire. Popularité qui
ne s’est jamais démentie, bien au contraire. Mais
pourquoi donc ces reliques sont-elles à
St-Pierre-du-Chemin ??? Tout simplement parce qu’un
prêtre natif de la paroisse, l’abbé Bernier, était allé
faire ses études à Rome vers le milieu du XIXe siècle.
Et, pour remercier le curé de la paroisse, il ne trouva
rien de plus flatteur que de lui envoyer les reliques de
St Valentin, en 1848. Ces reliques sont authentifiées
par un certificat du Cardinal Patrizzi, certificat gardé
précieusement dans les archives paroissiales. De là à
dire que St-Pierre-du-Chemin est la capitale des amoureux…
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Le logis de la Ménardière
Au bout d'une allée ombragée se dresse
la silhouette imposante d u château de la Ménardière.
Datant du XVe siècle, ce monument a conservé de sa
splendeur originelle un majestueux escalier. D'élégantes balustrades et
des clés de voûtes armoriées en complètent la
décoration. À droite de l'entrée principale s'ouvrait
une autre porte, sans doute celle d'origine. Il n'en
subsiste qu'un entourage de pierre blanche, mais qui est
une véritable dentelle.
La famille
propriétaire jusqu'au siècle dernier était de la lignée
d'Asnières de la Châtaigneraie. L'un des
héritiers eut
le mérite de redonner un peu de splendeur au logis et
introduisit dans la région le peuplier d'Italie (Lire l'historique du château). Les propriétaires
actuels en sont M. et Mme Du Plessis de Grenédan. Ils
viennent de mener à bien une belle o pération de
sauvetage de l’édifice. Ils ont remis en valeur le logis
par une fort belle restauration et en on fait un Gîte de
France de caractère. Grâce à eux le site, promis aux
ronces et aux éboulis, a repris vie. Et les soirs de
fête on peut encore entendre les cors et les cris d’une
meute imaginaire poursuivant quelque cerf dans la
forêt.
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De nombreux lavoirs
communaux desservaient les habitants : la Brionnière, la
Poupardière entre autres. Souvent, une source et
quelques pierres en sont les seuls témoins. Mais l'un
d'entre eux, situé dans l'agglomération a été rénové
dans les années 1990 et a retrouvé sa couverture de
tuiles ainsi que ses belles dalles roses. Les enfants de
l'école privée ont participé aux travaux de rénovation
et ont réalisé un sentier botanique. Désormais les
promeneurs apprécient son sentier ombragé et bordé de
plantes sauvages et aiment écouter le chant de sa source
qui va rejoindre l’Hyère et, plus loin, la Sèvre et la
Loire. C’est devenu un havre de fraîcheur où l’on se
prend à rêver aux coups de battoirs et aux nouvelles
échangées entre les lavandières.
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La Résidence « Comtesse d'Asnières »
:
les suites d'un legs généreux

Une noble dame de
la lignée d’Asnières (Célinie Fortunée Morin de
Banneville) fit un legs à la collectivité legs dont
l’objet était l’accueil des déshérités ou des vieillards
sans famille. Vers la fin du XIXe siècle fut donc érigé
un hospice longtemps dirigé par les «Filles de la
Sagesse». Un incendie ravagea l’établissement durant
l’hiver de 1963. La collectivité eut quelque hésitation
à redonner sa fonction à ces murs vieillis et enfumés.
Enfin, après quelques avatars, il fut décidé, au début
des années 1990, d’agrandir l’établissement et de
réhabiliter l’existant. Désormais le Centre accueille 90
handicapés.La généreuse donatrice, au nom prédestiné,
dont une plaque perpétue la mémoire dans la chapelle,
peut être rassurée : son geste a été récompensé et
honoré.
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Les halles

Durant
fort longtemps, St-Pierre-du-Chemin fut un lieu de
marchés des produits de la terre. On ignore à quelle
époque furent construites les premières halles. Toujours
est-il que jusqu’en 1937, elles étaient en bois. A cette
date-là, elles prirent leur forme actuelle : de belles
arcades en pierre blanche qui, restaurées dans les
années 90 sont la fierté des habitants. Mais hélas, leur
fonction première a disparu : elles sont désormais salle
des fêtes.
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Notre campagne
abrite au hasard des chemins et sentiers des demeures
chargées d’histoire, comme l’ancien prieuré du Bordage,
le reste de tour de la Jarrousselière, de vieilles
demeures rénovées avec goût, comme à la Foy, à la
Mignonnière, à la Chambaudière ou Monpinson. Mais
la Pierre des Plochères a beaucoup marqué l’habitat.
De très nombreuses maisons s’enorgueillissent de ce
matériau décoratif : entourages de portes et fenêtres,
passements, chaînages… Sans compter les abreuvoirs, les
puits (une quarantaine ont été recensés), ou les
constructions utilitaires.
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